vendredi 8 janvier 2016

Whistler : nos premières vacances au Canada


Mercredi 16 décembre, 5h30 du matin, le réveil  sonne. Il est l’heure de se lever! Nous partons pour un séjour de 3 jours complets au cœur des montagnes de la chaîne côtière nord-américaine. Les Coast Moutains s’étendent sur 1600km de Vancouver au nord du continent, traversant les provinces de Colombie-Britanique, Yukon et Alaska.


Nous avons choisi de poser nos valises à Whistler, une station de ski parmi les plus importantes de toute l’Amérique du Nord. Les yeux du monde entier se sont tournés vers cette petite ville, ou plutôt gros village, en 2010 à l’occasion des Jeux Olympique d’Hiver. Whistler était un choix idéal de par son abondante neige annuelle (jusqu'à mi-cuisse- on a testé oui !) et la qualité de ses infrastructures. Ivana et Simon ne skient cependant pas (ce n’est pas l’envie qui a manqué mais bien le manque d’expérience et les prix exhaustifs sur place). Ce n’est pas l’appel de la glisse qui les a menés jusque-là mais bien celui de la nature (et de sa découverte en raquettes à neige).




Whistler est situé sur le territoire de chasse historique des amérindiens du peuple Squamish. Une vallée creusée par plusieurs rivières, au beau milieu d’importantes montagnes, habitées depuis toujours par des marmottes, des élans, des loups, des aigles à tête blanche et un très grand nombre d’ours noirs. L’équilibre naturel de la vie n’était que peu perturbé par la cohabitation des Squamish dont la culture vénère la nature comme la mère de toute chose. En 1880 (soit il y a 135 ans), un trappeur se construisit une cabane là-haut, dans la vallée, pour y passer ses étés et redescendre en automne riche de peaux, de beauté et de belles histoires. Ses récits amenèrent un riche couple à s’installer dans la région. Ils ouvrirent en 1913 un hôtel n’ayant pour seul but que d’offrir le gîte et le couvert pour qui voulait contempler le visage de Dieu (dans la conception animiste des autochtones). Whistler s’est ensuite développé autour de cet hôtel, mais il faudra attendra les années 60 pour que l’industrie des sports d’hivers s’intéresse à la petite vallée.



En résumé: Whistler prend place dans une nature qui n’a connu que très tard l’homme moderne et ses applications et qui a toujours été mis en avant pour être soumis à la contemplation. 

Jour 1

Le trajet
Sur le chemin, Simon empêche Ivana de s’endormir -comme toujours- pour profiter du paysage. Autant d’habitude, elle se rendort directement, autant ce trajet méritait clairement de garder les yeux ouverts. La route qui mène à Whistler longe les montagnes et l’océan. Elle ballade nos yeux de sommets enneigés aux petits îles, ponctuant le caractère grave de la côte. 


Le trajet

Squamish : petite ville à mi-chemin entre Whistler et Vancouver
La route monte progressivement jusqu’à se perdre dans d’étroites vallées d’un blanc sans cesse renouvelé. Nous sommes de plus en plus haut, les montagnes aussi. Leurs pics se perdent dans les nuages et nous comprenons pourquoi cette route a été renommée Sea to Sky.

Le trajet
Nous arrivons à Whistler sous un magnifique soleil. Ce n’est pas assez pour nous tenir chaud. Nous enfilons nos combinaisons de combat : bye bye sexy-attitude, bonjour la superposition de polar et les vestes de ski. Ivana ressemblera durant ces trois merveilleux jours au bonhomme Michelin peint en rose (même si les motifs Hello Kitty lui auront valu du succès) tandis que Simon portera fièrement des sous-vêtement de cow-boy par-dessous son pantalon (un collant, oui).

Bien arrivés au village 


 Notre premier téléphérique

Ainsi, bien armés contre le froid (-10° au sommet des Whistler et Blackomb Moutains), nous prenons le téléphérique pour monter à plus de 2000m d’altitude et contempler la beauté des environs. Nous promenons nos pieds sur le sommet du mont Whistler et baladons nos yeux bien au-delà. La météo ensoleillée nous permet de voir aussi loin que notre œil le peut. La neige n’est décidément pas qu’un manteau blanc de saison. Elle est une fine poudre magique qui a le dont de guérir : elle fait disparaître toutes les blessures que l’homme peut faire à la nature ce qui donne, soit disant passant, un énorme travail à ceux qui sont chargés de maintenir en état les moyens de communication. 










Simon et ses cartes...



L'emblématique statue de Whistler





Plus de neige qu'on le pensait!  Quelques mètres plus loin, il n'y a pas de photos pour le prouver, mais c'est le double!
Nous observons les skieurs et snowboardeurs qui dévalent les pistes et on ne peut s'empêcher de les envier. Nous nous dirigeons ensuite vers l’attraction incontournable de Whistler : Le Peak2Peak -une télécabine qui relie les deux sommets de plus de 2000m d’altitude des Monts Whistler et Blackomb. C’est le plus long et le plus haut téléphérique de ce genre du monde entier. 10 minutes de montagnes, de pics tranchants, de neige, de pistes de ski, de petits villages, de rivières, de lacs gelés et surtout de forêts de sapins croulant sous la neige. 10 minutes incroyables, suspendus dans les airs, à déplorer la création de ne pas nous avoir donner la capacité de voir à 360°. Nous jouissons de l’expérience du Peak2Peak, cinq fois d’affilée (et en plus nous rentabilisons les 50 dollars de ticket- hum).


L'expérience Peak2Peak commence!




Bien arrivés sur le mont Blackcomb


"Hello Kitty girl" est dans la place
5ème trajet et on s'amuse toujours autant apparemment- haha

Une fois en bas, nous découvrons la parure nocture du village de Whisler: le village est revêtu d'illuminations de Noël qui ne laissent personne indifférent. Les nombreux sapins sont emmitouflés de guirlandes lumineuses,  chaque lampadaire a droit à sa couronne, les magasins sont également décorés pour l'occasion. Nous sommes à Disney Land, ou presque.

Plus la soirée avance, plus l’ambiance de Noël se fait sentir. Petits et grands patinent sur la glace. Certains enfants font des bonhommes de neige au milieu de la rue piétonnière, d’autres descendent en luge des monticules de neige qu’ils appellent montagne dans leur jeu. Une jeune femme lance une boule de neige à son amoureux. Un homme promène ses deux huskys, heureux de courir dans la neige. Le plus avenant des deux renifle la main d’Ivana avant de lui léchouiller les doigts. On se croirait dans une pub Kinder.
















Nous rentrons ensuite à l’hôtel pour directement ressortir en peignoir (nous n’oublierons pas le froid ressenti) et profiter du bain à bulle bouillant extérieur. La neige nous tombe dessus et nos cheveux forment des stalactiques. C’est pourtant tout naturellement que nous discutons avec nos collègues de bain. Une expérience que nous réitérons chaque soir.



Ivana et son pull lumineux.
L’heure du souper est arrivée et nous choisissons le restaurant « La crèpe montagne ». Le restaurant est tenu par une Belge si l’on en croit les BD disponibles à la lecture (Tintin, Lucky Luck, les Shtourmfs, etc). Ivana a sorti son « Ugly Christmas sweat » (qui est une tradition bien ancrée outre-atlantique). Elle éclaire notre table et celle de nos voisins qui la complimentent sur son achat. Nous commandons une raclette suisse et nous avons droit à la version un peu plus américaine de celle-ci : 10 tranches de fromages pour 15224500556 tranches de bacons d’environ 1 mètre chacune, plus toutes les autres charcuteries. Bref, on s’est quand même super bien régalé, on a pris environ 10 kg chacun ce soir-là pour pouvoir être prêts pour le lendemain, où l’on a prévu de découvrir la nature en raquette à neige !







Enjoy your meal!



Jour 2


Jeudi matin, après un copieux déjeuner, nous prenons la route du parc naturel de Lost Lake. Nous chaussons nos toutes nouvelles raquettes à neige (certifiées Yukon) et nous entamons un longue et joyeuse randonnée, dans la montagne, au milieu de forêt de sapins enneigés. Il neige et l’importante couche de neige présente sur chaque sentier, chaque branche d’arbre et épine de sapin, nous plongent au cœur d’un film, voire dessin animé, de Noël. Notre chemin nous amène au bord du Lost Lake, alors complètement gelé. Nous profitons également de nombreux points de vue sur la vallée et le Green Lake. Sur un arbre tombé, nous prenons un casse croûte, sandwich garni de charcuterie au bison. Délicieux ! Un repas de roi tel qu’il nous est apparu alors affamés au milieu du froid.  

















Une aventure dans la neige magique et fatigante. Nous nous détendons au coin du feu, dans un établissement qui brasse artisanalement sa propre bière et sombrons ensuite dans le bain à remous extérieur.

On a bien rencontré des ours en chemin
La route de Whistler au petit soir
Jour 3


Une bonne nuit de sommeil plus tard, nous descendons dans la rue au petit matin pour profiter des première lumières du jour. Tandis que les premiers skieurs sont déjà prêts à dévaler les pistes, nous marchons jusqu’à l’Alta Lake, un autre lac situé non loin de Whistler. Une agréable balade qui nous a permis de nous jeter tout entier dans la nouvelle neige, fraîchement tombée pendant la nuit. 





















L’après-midi, nous prenons un télésiège qui nous emmène sur les pistes enneigées COCA-COLA qui ne nécessitent pas de ski pour être descendues. Nous choisissons notre bouée, montons en haut de la piste et dévalons celle-ci à toute vitesse. Nous avons le choix de glisser seul ou duo. Du fun à l’état pur.

On traine nos boués jusqu'en haut des pistes

Les pistes
C’est bientôt la fin de notre séjour. Nous terminons la journée en mangeant la meilleure pizza que nous avons pu goûter depuis notre arrivée au Canada. Starbucks nous régale ensuite de ses pâtisseries de Noël.  



Souvenirs plein la tête, nous montons dans l’autocar et rentrons à Vancouver, que nous ressentons maintenant comme être chez nous. 

Dernier regard sur la route de Whistler
Cela fait maintenant deux mois que nous sommes partis, et comme vous le voyez, on s'amuse toujours autant. On vous fait de gros bisous, 

Ivana & Simon



Notre appartement au coeur de la ville



Nous avons emménagé dans notre appartement depuis plus d’un mois maintenant. Après avoir passé 1 mois et demi dans les hôtels de la ville, nous avons enfin définitivement pu déposer nos valises et pour la première fois de notre vie, avoir « notre chez nous ».




Il fallait bien une touche Disney à la décoration...

Notre appartement se situe dans Granville Street, comme nous l’avions déjà dit, la rue la plus emblématique et la plus animée de la ville, en plein cœur du downtown. Le job d’Ivana se situe à 5 minutes à pied. Simon lui doit marcher 20 minutes car il doit traverser la ville pour arriver à son boulot, situé au bord de la mer.

Granville Street
Il est à noter qu' Ivana a pu reprendre les éléments de décorations de chez UGG des fêtes: un arbre qui s'illumine, quelques petits sapins, des boites de rangements pailletées.. qui maintenant égayent notre appartement.

L'arbre (qui s'illumine), les petits sapins et cadeaux de chez UGG au pied du lit
Nous disposons d’une salle de gym dans laquelle Ivana se rend parfois le soir quand elle a le temps (bon, pas pour y faire du sport mais juste des étirements, l’intention est déjà bonne pour un mode de vie « healthy »).
La salle de gym, située au dernier étage

Vue de la terasse de la salle de gym
Salle de fête à disposition
Nous nous situons au 2ème étage mais avons l’avantage de bénéficier d’une terrasse. Pour le moment, on ne s’en est pas encore servi mais on se réjouit déjà des beaux jours pour pouvoir y manger les repas que Simon aura bien évidemment préparés.


Simon et ses cannellonis 

Simon et ses pâtes faites maison

On se régale chaque soir haha
En dessous de la terrasse se situe un petit café/boulangerie parisien . On sait qu’on arrive à notre immeuble quand on voit l’enseigne de la Tour Eiffel se dessiner. D'ailleurs, si on se lève assez tôt le matin et qu’on ouvre la porte-fenêtre, on sent le croissant chaud. Quoi de plus agréable pour commencer sa journée, sérieux?

Vue de notre terrasse
Vue de notre terrasse le soir
Vue de notre terrasse le soir


Le studio est assez petit mais vraiment sympa pour y vivre à deux...Ou du moins à 4 avec nos collocs qu'on vous présente enfin : Stanley & Marley :D

Bisous à tout le monde,


Bisous de Stanley & Marley également 

Ivana & Simon

samedi 12 décembre 2015

Rainy Friday


Un vendredi pluvieux sur la côte ouest d'un nouveau monde...



Maintenant que nous travaillons, nous avons moins l’occasion de faire de petites escapades. Le vendredi 6 novembre (il y a plus d'un mois oui!), nous sommes tous les deux en congé. Une opportunité pour aller découvrir un petit coin de paradis que même la pluie n’a pas pu entraver. C’est toujours plus amusant de se balader sous un ciel bleu et ensoleillé mais c’est tout aussi fascinant de découvrir un lieu, tel qu’il est, par un temps venteux et pluvieux habituel sur cette partie de la côte nord-pacifique.


Le matin, nous avons fait 50 minutes de bus le long de la côte, à flanc de montagne, jusqu’à rejoindre le petit village de Horseshoe bay. Cette localité est située, comme son nom l’indique, dans un creux en forme de fer à cheval à l'embouchure de la baie Howe. Elle prend place au bord du détroit de Géorgie qui sépare l'île de Vancouver du continent et est encaissée dans la chaîne des Coast Mountains, non loin du Mont Cypress. Elle constitue avant tout un port de pêche mais aussi un terminal pour les bateaux qui font la traversée entre le continent et l’île de Bowen Island, située à 15-20 mins en ferry, que nous avons eu la chance de voir au loin dans la brume.


Arrivés en fin de matinée, c’est sous une incessante pluie fine que nous faisons nos premiers pas dans le village. Une brume épaisse coiffe les montagnes et recouvre sa chevelure de sapins.


Le mauvais temps nous amène à pousser les portes de chez Troll’s, un établissement réputé depuis la 2ème guerre mondiale pour ses ‘fish & chips’. Nous y goutons leur spécialité : le traditionnel fish & chips dans sa version locale au saumon régional. Un délice agrémenté d’une sauce tartare maison et d’un point de vue confortable et sec sur une mer agitée par une météo décidément peu clémente. La dernière frite du plat, petite et croquante, survient en même temps qu’une accalmie. Nous nous empressons de payer l’addition et de filer découvrir les recoins sauvages des alentours.















Au cœur d’une baie isolée, nos pas croisent ceux d’un curieux personnage pour qui ces fantastiques paysages maritimes ne constituent rien de plus que le décor d’une balade quotidienne. Amoureux de la nature, il ne voudrait vivre nulle part ailleurs. Il nous montre la photo de son cochon dans son portefeuille et parle des raton-laveurs avec tendresse. Il évoque la forte population de cougars, ou ‘mountain lions’, des alentours et nous raconte la fois où il a pu observer une baleine à l’endroit même où nous nous trouvons.





Nous nous baladons le long de la côte escarpée et arrivons dans une zone protégée à la géologie étonnante. Nous y découvrons des paysages fascinants dans une ambiance de brume et de brouillard. L’île de Bowen, à peine discernable à travers la couche de nuage, nous surveille au loin. Cette terre embrumée nous rappelle à la fois Isla Nublar (cfr Jurassic Park) et Shutter Island (cfr l’adaptation éponyme de Scorsese du roman de Dennis Lehane). Nous sommes seuls au monde, à moins d’une heure de route d’une métropole. Il fait gris et bleu à la fois dans une luminosité inhabituelle. Nous observons, à une quinzaine de mètres de nous, des lions de mer jouer dans l’eau.


Les photos valent parfois mieux que les mots. Ceux-ci peuvent certes aider à recréer une ambiance, mais rien n’équivaudra jamais l’expérience des sens.







Nous sommes désolés de ne pouvoir vous partager que si peu.

A bientôt :)


Simon & Ivana